RÉUNION TECHNIQUE ENTRE L’AGENCE GUINÉENNE D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE (AGEE) ET LA SOCIÉTÉ MINIÈRE DE FER DE GUINÉE (SMFG) RELATIVE AUX MODALITÉS DE CORRECTION DU RAPPORT D’EIES REJETÉ PAR LE CTAE.

Le 18 septembre 2026, une réunion technique s’est tenue dans la salle de conférence de l’Agence Guinéenne d’Évaluation Environnementale (AGEE), sous la présidence de Monsieur le Directeur Général de l’AGEE. Cette rencontre a réuni les responsables de la Société Minière de Fer de Guinée (SMFG) ainsi que les cadres techniques de l’Agence, afin d’examiner les insuffisances ayant conduit au rejet du rapport d’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet minier par le Comité Technique d’Analyse Environnementale (CTAE) et de convenir des modalités de sa révision.

PARTICIPANTS

Ont pris part à cette réunion :

Pour l’AGEE :

  • Le Directeur Général ;
  • Le Directeur Général Adjoint ;
  • Les Directeurs Techniques ;
  • Le chef Service Normes et Réglementation ;

Pour la SMFG :

  • Le Directeur Général ;
  • Les responsables Environnement et Développement Durable ;
  • Les consultants du bureau d’études ayant élaboré le rapport d’EIES.

CONTEXTE DE LA RÉUNION

Face à cette situation, l’AGEE a convoqué cette réunion afin d’expliquer en détail les observations du CTAE et d’accompagner le promoteur dans le processus de correction du rapport. Lors de sa session d’examen technique, le CTAE a procédé à l’analyse du rapport d’EIES soumis par la SMFG dans le cadre de son projet d’exploitation minière. À l’issue de cette analyse, le comité a émis un avis défavorable et recommandé la reprise du document en raison d’un ensemble d’insuffisances techniques, méthodologiques et réglementaires ne permettant pas son approbation.

DÉROULEMENT DES TRAVAUX

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Général de l’AGEE a rappelé que le rejet du rapport ne constituait pas un obstacle définitif à la poursuite du projet, mais plutôt une opportunité pour la SMFG d’améliorer la qualité de son étude et de garantir sa conformité aux exigences environnementales et sociales nationales ainsi qu’aux bonnes pratiques internationales.

Il a insisté sur la nécessité pour le promoteur de prendre en compte l’ensemble des observations formulées par le CTAE afin de faciliter l’obtention d’un avis technique favorable lors de la prochaine soumission.

Le Service Normes et Réglementation a ensuite procédé à une présentation détaillée des recommandations du CTAE. Cette présentation a permis de mettre en évidence les principales insuffisances constatées dans le document soumis.

PRINCIPALES INSUFFISANCES RELEVÉES

Les experts de l’AGEE ont notamment relevé :

  • L’insuffisance des données relatives à l’état initial de l’environnement ;
  • Le manque d’informations actualisées sur la biodiversité dans la zone du projet ;
  • L’absence d’une analyse approfondie des impacts cumulatifs et indirects ;
  • La faible prise en compte des risques sociaux liés aux activités du projet ;
  • L’insuffisance des consultations publiques et du mécanisme de gestion des griefs ;
  • Le manque de précision sur le processus de réinstallation et d’indemnisation des populations affectées ;
  • Des lacunes dans le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ;
  • L’absence d’indicateurs mesurables pour le suivi environnemental et social ;
  • L’insuffisance de l’analyse des risques sanitaires, sécuritaires et climatiques.

RECOMMANDATIONS TECHNIQUES FORMULÉES PAR L’AGEE

Au cours des échanges, les parties ont convenu que la version révisée du rapport devra intégrer les corrections suivantes :

1. COMPLÉMENT DES DONNÉES DE RÉFÉRENCE

La SMFG devra réaliser des investigations complémentaires afin de disposer de données actualisées concernant :

  • Les ressources en eau ;
  • La qualité de l’air ;
  • Les sols ;
  • La flore et la faune ;
  • Les activités socioéconomiques des communautés riveraines.

2. RÉVISION DE L’ÉVALUATION DES IMPACTS

Le bureau d’études devra :

  • Revoir la méthodologie d’identification des impacts ;
  • Quantifier les impacts majeurs du projet ;
  • Intégrer les impacts cumulés avec les autres projets présents dans la zone ;
  • Renforcer les mesures de prévention et de compensation.

3. RENFORCEMENT DU PGES

Le PGES devra préciser :

  • Les mesures d’atténuation par impact ;
  • Les responsables de mise en œuvre ;
  • Le calendrier d’exécution ;
  • Les coûts associés ;
  • Les indicateurs de performance ;
  • Les modalités de suivi et de rapportage.

4. RENFORCEMENT DE LA CONSULTATION DES PARTIES PRENANTES

L’AGEE a recommandé à la SMFG :

  • D’organiser des consultations complémentaires dans les localités concernées ;
  • De produire des procès-verbaux détaillés des consultations ;
  • D’intégrer les préoccupations des communautés dans la version finale de l’EIES.

5. ÉLABORATION D’UNE MATRICE DE CONFORMITÉ

Afin de faciliter la réévaluation du dossier, la SMFG devra joindre au rapport corrigé une matrice récapitulative faisant apparaître :

  • Chaque observation du CTAE ;
  • Les corrections apportées ;
  • Les références précises aux sections modifiées du rapport.

ENGAGEMENTS DE LA SMFG

Les représentants de la SMFG ont pris acte des différentes observations et se sont engagés à mobiliser leur équipe technique ainsi que leur bureau d’études pour procéder aux corrections requises dans les meilleurs délais.

Ils ont également sollicité l’accompagnement technique de l’AGEE durant le processus de révision afin de garantir la conformité du document avant sa nouvelle soumission.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS FINALES

À l’issue des discussions, l’AGEE a réaffirmé sa disponibilité à fournir les clarifications techniques nécessaires tout en rappelant que la responsabilité de la qualité du rapport incombe au promoteur et à son bureau d’études.

Les parties ont convenu que la version révisée du rapport d’EIES devra être soumise à l’AGEE accompagnée de la matrice de prise en compte des observations du CTAE pour un nouvel examen technique.

La réunion a pris fin dans un climat constructif marqué par la volonté commune des parties de disposer d’un rapport d’EIES conforme aux exigences réglementaires nationales et aux standards environnementaux et sociaux applicables au secteur minier.

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